Revue de Presse

Rareté du cobalt

Par 4 juillet 2020 septembre 8th, 2020 No Comments

Le cobalt est utilisé « depuis longtemps » par l’imagerie médicale et la radiothérapie.

En 2019, 136 000 tonnes de cobalt ont été produites dans une douzaine de pays seulement : le Congo (100 000 tonnes), la Russie (6 100 tonnes), l’Australie (5 100 tonnes), les Philippines (4 600 tonnes), Cuba (3 500 tonnes), Madagascar (3 300 tonnes), le Canada (3 000 tonnes), l’Afrique du Sud (2 400 tonnes), le Maroc (2 100 tonnes), la Chine (2 000 tonnes), la Nouvelle-Calédonie (1 600 tonnes).

Le prix moyen de la tonne de cobalt oscille entre 28 000 et 35 000 dollars, avec un pic à 95 000 dollars le 21 mars 2018.

[Nota : selon les fluctuations de leurs cours respectifs, l’or (53 000 euros le kilogramme en août 2020) est de 500 à 1 500 fois plus cher que le cobalt.]

Au Congo (Kinshasa), le cobalt est extrait du sous-sol par des mineurs qui vivent dans des conditions archaïques, « extrêmement dangereuses » : certains d’entre eux sont « des enfants qui sont payés 1 ou 2 dollars par jour ».

Source : Le Monde diplomatique (juillet 2020 – pages 20 – 21)

L’épisode du confinement généralisé, du 17 mars au 10 mai 2020, à cause du coronavirus, a démontré qu’une pénurie de tests et de masques peut avoir des conséquences extrêmement contraignantes sur les libertés individuelles des citoyens, pourtant garanties par la Constitution du 4 octobre 1958, et sur leur vie quotidienne.

Le paradis numérique, promis aux naïfs par les adeptes du « tout informatique » et de la surveillance généralisée, dépend de matières premières qui sont très rares, bien plus rares que les masques et les charlottes. Comme pour le pétrole, les gisements de ces matières premières ne sont pas inépuisables.

Les déclarations de revenus, obligatoirement par Internet sous peine d’amende, seront donc possibles aussi longtemps que les gisements de coltan et de terres rares ne seront pas épuisés. Après, il faudra revenir à la déclaration sur « vrai papier » et inventer d’autres formalités bureaucratiques pour infliger des amendes aux contribuables.

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