Nouvelles brèves, problèmes de voisinage

Détournement de courrier au n° 6 avenue Blum (problème de livraison et de courrier perdu dans la copropriété)

Par 30 juillet 2017 juin 7th, 2019 No Comments

Dimanche 30 juillet 2017, vers 19 heures, une affiche est apposée dans le hall d’entrée du n° 6. L’auteur de cette affiche est une résidente du n° 6 qui se plaint de la « disparition de deux colis Amazon ». Selon elle, ces colis auraient été déposés par erreur vendredi 28 juillet 2017 dans la boîte aux lettres d’un voisin (ou d’une voisine), et elle suppose que ce voisin (ou cette voisine) aurait gardé les colis afin de l’embêter. Elle était sans doute absente de jour-là, ne sait pas ce qui s’est passé réellement, mais n’envisage aucune autre possibilité que la rétention. (L’affiche a été enlevée le 1er août 2017.)

Tout d’abord, notons que la station-service située à une quinzaine de mètres de la copropriété comporte un point de livraison « Amazon », où les clients peuvent chercher leurs colis. Les livreurs de cette société ont-ils vraiment confondu les boîtes aux lettres de la copropriété et celles du dépôt de leur employeur, la société « Amazon » ?

Cette résidente, qui habite depuis peu au rez-de-chaussée, ignore peut-être certaines coutumes de l’immeuble. Lorsque j’étais arrivé en 1999, les admirateurs du conseil syndical m’avaient informé que « les membres du conseil syndical et les gardiens possèdent des clés PTT » et peuvent ainsi vérifier le contenu des boîtes aux lettres (sous-entendu : afin de repérer à temps la présence d’un éventuel colis piégé). D’où la lettre, restée sans réponse constructive, que j’avais envoyée le 22 novembre 1999, afin de demander des éclaircissements au syndic CHARDON au sujet des abus possibles et prévisibles.

Mais, en pratique, ces personnes qui utilisent les clés PTT depuis 1999 à l’insu de leurs voisins ont aussi et surtout la possibilité d’intercepter le courrier des résidents, soit pour s’amuser, soit pour créer des difficultés à certains résidents (un courrier peut nécessiter une réponse urgente ; si le destinataire ne le reçoit pas, il ne peut répondre à l’expéditeur puisqu’il ignore qu’il devrait le faire), soit pour créer un climat de suspicion entre résidents.

Enfin, le 19 juin 1999, une affiche du syndic signalait déjà des « vols de courriers » dans l’immeuble. Mais il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait en réalité de sauver les apparences : le courrier d’un copropriétaire déterminé avait été intercepté, et l’affiche avait pour seul but de faire croire que d’autres résidents auraient eux aussi été victimes d’un détournement de courrier ce jour-là. L’auteur de l’affiche était de connivence avec l’auteur du détournement de courrier.

Parmi ces trois éventualités, laquelle correspond aux faits réellement survenus le 28 juillet 2017, et qui inquiètent la résidente du rez-de-chaussée ?
(Rappelons qu’en novembre 1999, j’avais porté plainte pour cette raison, mais la plainte avait été classée sans suite en mai 2003 pour le motif que « la partie civile ne peut prouver les faits dénoncés ».)

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