Revue de Presse

Commerçants agressés

Par 6 octobre 2018 juin 7th, 2019 No Comments

L’élevage et l’abattage des animaux (vaches, moutons, porcs, etc.) se fait de plus en plus souvent dans des conditions déplorables, comme l’ont montré des vidéos réalisées illégalement dans des abattoirs.
Aux associations qui se contentent de dénoncer ces méthodes par des campagnes d’information du public, se sont ajoutés depuis quelques temps des groupes aux agissements plus musclés. Selon les médias, ces militants de la cause animale, « plutôt jeunes et diplômés », souhaitent que la nourriture d’origine animale disparaisse totalement de l’alimentation des êtres humains. Dans ce but, ils s’efforcent d’intimider les bouchers et charcutiers, et même les poissonniers et fromagers, et commettent parfois des dégradations dans les locaux professionnels.
Dans la nuit du 27 au 28 septembre 2018, un abattoir a été incendié à Haut-Valromey (département de l’Ain). Cette dégradation de biens a été revendiquée par les auteurs de l’infraction.

Sources :
– journal « Le Figaro » daté du 6-7 octobre 2018 (pages 1, 4 et 5)
– [https://]france3-regions.francetvinfo.fr (article du 28/09/2018 à 13h26)

Il s’écoulera plusieurs décennies avant que tous les êtres humains parviennent à se passer de viande et de poisson pour leur alimentation. Les procédés utilisés pour dénoncer les conditions d’élevage des animaux soulèvent deux problèmes :
a) les vidéos qui ont montré les conditions de vie (et de mort) des animaux d’élevage ont été réalisées sans autorisation ; autrement dit, lorsqu’on est témoin d’un acte qui paraît délictueux, ou bien lorsqu’on est menacé, faut-il faire comme si on n’a rien vu, ou bien filmer en laissant aux tribunaux le soin d’apprécier la légalité de l’acte suspect ?
b) les dégradations sont considérées comme des infractions lorsqu’elles sont commises par des militants de causes très diverses, mais comme des faits « ordinaires » lorsque les auteurs sont des agents de l’État.
Ces questions sont d’actualité à Maisons-Alfort, où les actes délictueux commis par les indigènes des ministères sont nombreux. Ne se contentant pas de commettre des dégradations sur les biens d’autrui, ils prétendent aussi qu’il « est interdit » de les filmer ou même de se promener sur le domaine public.

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